vlad

je suis un embryon. (dessins, musique, photos, textes)

14 juin 2005

roses

edit: cresson

Les ros(e)s sont desséchées et crissent sous la dent
Nos souv(e)nirs sont fanés, emportés par le temps
Je cherche à t'oublier et pour longtemps encore
Ton visage effacé renaît à chaque aurore
Le vent pass(e) sans jamais rester autour de moi
Je me laisse emporter pour n(e) plus compter mes pas

Sans but, sans toi, sans cesse -ta gueule! cerveau, tais-toi-
Je renie tes caresses je me prends dans mes bras
Afin qu'enfin je cesse de dire que j'ai froid
Ma vie tuméfiée prendra modèle sur toi

Je cherche à t'oublier et pour longtemps encore
Ton sourire effacé ne voit pas mes efforts
Le vent pass(e) sans jamais s'arrêter devant moi
Et quand je cours après mes ailes se déploient

Mes bras ne se referment jamais sur ton corps
Viendra un autre hiver au vent glacé encore
Les roses sans saveur tomberont en poussière
Je resterai un looser squatteur de noosphère

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page blanche

la peur de la page blanche ne touche pas les aveugles
plus rien de neuf dans mes textes
rien de neuf dans ma tête
je lis rien ne s'arrête
mais la machine reprend ses tics   
ceci est l'écriture automatique
distributeur de mots
à la demande en billets
si te lire me remets
la main au stylo
par commande ou déteinte
même thèmes et mêmes phrases
qui reviennent par vagues
qui s'impriment qui s'imprègnent
que j'exprime par usure
mêmes tournures
copieuse, écho, miroir, déformation
peu importe noosphère
peu importe en faux-frère
et par destination
refuse et ignore
car c'est mon horizon

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dark venus persephone

mon esprit est incertain
devant ton mutisme d'airain
pourquoi
hey
réponds moi

le désir comme un plongeon
dans tes sombres eaux froides
le mensonge un tourbillon

je ne me sens pas vivre
entre tes bras glacés
ta peau couverte de givre

dark venus persephone
quand le sourire m'abandonne
je ne veux pas comprendre
continues-tu de feindre?

tes lèvres deviennent cendres
que l'alcool viendra éteindre
ne me fais pas trop attendre

vendredi 13 a les yeux noirs
et les cheveux longs et bouclés
attends moi je ne perds pas espoir

mon esprit est incertain
devant ton mutisme serein
pourquoi
hey
réponds moi

quelque chose de bleu de grand d'intense
un frisson électrique
surtout quand je ne pense pas à toi

je me sens mieux entre dans la transe
oublie ton public
oublie que tu as tellement froid

les étoiles pleuvent comme des soupirs

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J'ai envie de cracher tout
ce que j'éprouve pour toi,
du sang et de la boue
à perte de vue.
Mais ce sang c'est le mien
et cette eau ce sont mes larmes
qui dévalent mes joues
comme des torrents de lave.
La douleur me donne
envie de vomir.
Tu me manques tellement
que ça me rend malade.
Je voudrais te voir mourir:
au moins tu serais avec moi.
Morte de rire, morte de peur
g envie de courir avant l'heure
pour te rejoindre, pour tout quitter
crever, crever, ou alors tuer.
Si je t'aime un peu moins
chaque jour où je te vois pas,
aujourd'hui je te déteste,
et je te haïrai demain.
Ca fait trop longtemps
que j'ai envie
de t'étrangler à nouveau,
voir ton sang affluer
dans tes yeux, sous ta peau
pour que mon coeur arrête de saigner

je comprends plus rien
c'est comme si tu parlais une autre langue
je sais pas si ça vaut la peine
de se parler par poèmes
mais ça fait trop longtemps
que mes mots ne fonctionnent plus
alors peu importe la forme
peu importe si je n'ai rien à dire
pas de potins, pas de nouvelles
un blanc immense, une banquise
j'ai froid, j'ai vraiment trop froid quand je te vois pas

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canicule

Lézarder au soleil dans les touffes
D'herbes, légumer devant la télé
Il fait trop chaud tout le monde étouffe
Mais le manque d'air me fait planer

La canicule nous emballe
chaude ambiance
Tous nos vieux se sentent mal
C'est les vacances

L'atmosphère est pesante et les nuages
Deviennent bleu-gris sans le vouloir
L'air dense écrase dans le paysage
L'asphalte encore doux et chaud le soir

Un record dans les annales
Mais je n'pense
Jamais à tous ceux qui râlent
C'est les vacances

Et quand le ciel en crève
Dans un dernier orage
Quand comme dans un rêve
La pluie sur nos visage
Glisse et lave nos sueurs sucrées-salées
Rince et chasse nos peurs apprivoisées
Dans un éclair, une joie, une colère
S'illuminent nos yeux jusqu'à l'hiver!

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allumée

envol et crash, l'allumeuse allumée, foudroyée en plein vol,
et ses ailes enflammées, sont noyées par l'alcool,
éteinte et dégrisée, des cendres dans les yeux,
le moteur enrayé, ne donne plus de rêves;
finie la projection, la vérité est mieux;
encore une déception encore un monde s'achève.

dur à réaliser, prendre de la distance;
les fictions qui déconnent quand on stoppe la danse,
juste un sourire aphone, fuite à l'infini, figée;
ça guérit, ça guérit, à coups de placebos,
au cri des choses atones, à coups de rires forcés,
puis à force d'oublis, et à coups de stylos;

la vie continue juste une connerie qui meurt.
une histoire avortée, un début de tumeur;
rien de vraiment important, un petit truc inutile
enfoui parmi des gens, même pas une béquille,
un appui nécessaire, non, juste un à côté;
un accessoire sympa, de quoi taper la frime,

de quoi passer l'hiver, avoir qui à penser
et ne plus avoir froid, éviter la déprime;
rien qui me manque vraiment bien sûr, car c'est la joie,
le boulot, la routine, et bientôt les vacances,
on travaille gaiement pour la dernière fois,
les amis, la famille, et la nuit le silence;

les coupures se tairont. finies les carthartiques,
à moi de décider. après toi, le générique

envol et crash.ogg

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